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30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

Stop Bolloré ! L'appel du collectif
Le collectif Stop Bolloré a vu le jour en décembre 2021 et rassemble des membres et des organisations de la société civile qui s’inquiètent de la concentration des médias et de l’édition en France et des dangers que cela représente pour la démocratie. Le projet du collectif, qui est poli...

Quiz des "trente dernières secondes" du n°101 au n°117
Ici sont archivées les publications du quiz des “trente dernières secondes” du n°101 au n°117   Samedi 17 avril Hier, fin N° 101. Juliette Binoche, 30 ans plus tard, et magnifique, dans un autre de ses plus beaux rôles. La musique, c’est le célébrissime Canon en ré majeur de Johann Pa...

Quiz des "trente dernières secondes" du n°51 au n°100
Ici sont archivées les publications du quiz des “trente dernières secondes” du n°51 au N°100 //////////////////////////////////////// Vendredi 26 février  Hier, fin N° 51. Saisissante. Tout comme l’est la séquence d’ouverture du film, qui montre la jungle s’enflammer sous les bombes a...

LES 7 SAMOURAÏS

Akira KUROSAWA - Japon 1954 3h25mn VOSTF - avec Takashi Shimura, Toshiro Mifune, Keiko Tsushima, Yukiko Shimazaki, Yoshio Inaba, Seiji Miyaguchi... Scénario de Hideo Oguni, Shinobu Hashimoto et Akira Kurosawa. VERSION INTÉGRALE – COPIE NUMÉRIQUE RESTAURÉE.

Du 03/07/24 au 23/07/24

LES 7 SAMOURAÏSAu xvie siècle, le Japon est ravagé par les guerres civiles, des bandes de guerriers-brigands font régner la terreur parmi les paysans, qu’ils pillent et rançonnent régulièrement. Désespérés, ne sachant comment se défendre, des villageois dépêchent en ville quatre émissaires pour engager des samouraïs sans maître qui pourraient venir au village et les protéger. Leur mission n’est pas facile, les samouraï se montrent méprisants envers ces campagnards qui n’ont même pas les moyens de se payer leurs services. Mais finalement les villageois rencontrent Kambei, homme d’honneur et de sagesse, au cœur généreux et à la parole rare : il accepte leur proposition et commence par recruter quelques hommes aussi généreux (ou fous, ou désintéressés, ou désespérés…) que lui… C’est ainsi qu’un beau matin sept samouraï prennent la route, aux côtés des quatre paysans, tout fiers de revenir chez eux mission accomplie.

Arrivés au village, les samouraï étudient une stratégie, organisent la défense, entraînent les paysans pour en faire des soldats plausibles, toutes tâches qui ne vont pas d’elles-mêmes… Le jour venu, hommes d’armes et hommes de la terre auront appris à se connaître et à s’estimer, et ils combattront côte à côte les pillards sans foi ni loi…
Ce n’est pas trahir un secret que de dire que l’histoire se termine bien, en tout cas pour les paysans qui vont pouvoir retourner à leur existence paisible, rythmée par les saisons et les récoltes. Les samouraï survivants, eux, retrouveront leur vie de guerriers errants, leur présence au village n’ayant plus de raison d’être… « I’m a poor lonesome samouraï », chantent-ils en japonais et en s’éloignant sur la route poussiéreuse, dans le soleil couchant… Plus sérieusement, cette mélancolie profonde avait déjà été exprimée par Kambei, leur chef, au début du film, à l’auberge : « On nous a toujours répété : entraînez-vous, devenez des seigneurs de la guerre ! Notre vie se consume dans cette vaine recherche ; vient la vieillesse et nous nous retrouvons errants, une poignée de mouches dans la main. »

Les 7 samouraïs est sans doute le film le plus connu de Kurosawa, le chef d’œuvre de la veine épique de son œuvre. Un film inoubliable par l’ampleur de la fresque historique, la variété des épisodes, l’énergie extraordinaire qui emporte toutes les séquences, la beauté des images, le lyrisme de la mise en scène. Bref c’est grandiose et exaltant, à voir absolument au cinéma (autrement dit, si vous ne l’avez vu qu’à la télé, ça ne compte pas), surtout quand c’est en copie restaurée et version intégrale, comme c’est le cas ici.
Il faut savoir en effet que jusqu’en 1980, c’est une version tronquée d’un tiers de son métrage qui fut projetée en occident. Dans cette mouture qui saccageait les deux premiers actes de l’épopée, les paysans étaient réduits à la portion congrue alors qu’ils sont bel et bien les protagonistes principaux. C’est d’ailleurs de cette version réduite que s’inspira Hollywood pour tourner Les 7 mercenaires, adaptation certes agréable mais affadie du chef d’œuvre de Kurosawa.